lundi 11 octobre 2010

Alloportrait

Et hop, un nouveau dessin, issu comme le précédent d'une séance à l'atelier de dessin du centre Valeyre.

Je suis parti cette fois d'une reproduction d'un autoportrait de Matisse. Matisse le peintre, pas l'un des 50000 gamins dont les parents ont un problème avec l'orthographe. A chaque fois que je vois un petit Mathis, ça me fait le même effet que si ses parents l'avaient appelé Amadéhousse. Bref.

C'était mon premier pastel ou presque (je crois que j'en avais fait un avec mon papa quand j'avais 8 ans). Vu que j'ai jamais testé grand chose vous risquez d'en bouffer des premières fois dans les prochaines semaines. Du coup je ne me suis pas trop stressé, je n'ai pas cherché à reproduire le dessin, je m'en suis surtout servi de source d'inspiration, d'où le titre du post, puisque d'un autoportrait de Matisse on passe à un portrait de pas vraiment Matisse, par vraiment pas Matisse :



Et voilà l'original, qu'une bête honnêteté me pousse à afficher :



lundi 4 octobre 2010

un dessin sibyllin

Je me suis inscrit en septembre à l'atelier de dessin du centre Valeyre, à deux pas de chez moi. La première séance a eu lieu il y a presque deux semaines, en voici enfin le résultat. 

Il fallait dessiner, au crayon, Phemonoe, la Sibylle Lybique, un personnage du plafond de la chapelle Sixtine (le premier qui la trouve a gagné) 


La photo n'est pas terrible, mais impossible de scanner le dessin (il au format demi raisin, 50 x 32.5 cm) et la faible luminosité de ces derniers jours ne me facilitait pas le travail. Disons que le dessin rend mieux en vrai. Ceux qui ont eu la chance de visiter la Chapelle Sixtine pourront témoigner que l'original de Michel-Ange rend pas mal mieux, aussi... D'ailleurs, pour ceux qui ont toujours détesté jouer à chercher Charlie (ou Waldo), voici le détail du plafond en question.

forcément, avec de la couleur, tout de suite...
La reproduction sur laquelle on travaillait était cadrée plus serrée, et était surtout en noir et blanc.
On avait l'impression d'y voir l'annulaire et l'auriculaire de la main gauche soutenir le livre. En regardant mieux, on se disait d'une part qu'on dirait plutôt un gros boudin qu'un auriculaire, et d'autre part qu'étant donnée la posture de la main, on ne devrait de toutes façons pas voir ses autres doigts. Nous avions donc abouti à la conclusion qu'il s'agissait sûrement plutôt d'autre chose, une lanière attachée au livre et destinée à fermer celui-ci, par exemple. 

Je m'étonnais que Michel-Ange ait ainsi commis une interférence (en gros, placer un élément graphique à un emplacement tel qu'il vient interférer avec un autre, entraîner une confusion avec celui-ci et rendre moins lisible l'ensemble du dessin), avant de me rappeler que la reproduction était en noir & blanc et que la couleur dissipait sûrement cette confusion.

Je viens de voir grâce au détail en couleur qu'il n'en était rien : on dirait vraiment un gros boudin qui part de sa main. Quelle grosse buse, ce Michel-Ange...

Pour l'anecdote, c'est le plus grand dessin que j'aie fait jusqu'à présent. Et c'est, je crois, la première fois que je dessine sur un chevalet, donc sur un support vertical ou presque. Pas désagréable, moins pénible en tout cas que peindre sur un plafond, fut-ce celui de la chapelle Sixtine. Je croyais d'ailleurs que Michel-Ange l'avait peint allongé, d'après ce dessin de Michel-Ange ce ne serait en fait pas le cas :

admirez au passage la représentation de Dieu
Et d'après le sonnet qui accompagne ce dessin, il aurait peut-être mieux fait (on ne sait jamais, ça lui aurait peut-être même permis d'éviter le coup du boudin)